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  • Édition

H

HABIT-FORMING DRUG
médicament addictif / à risque de pharmacodépendance / d’accoutumance

 

HABITUAL POLYPHARMACY
commonplace polypharmacy

« If the doctor is temperamentally an extremist, he will do less harm by adopting therapeutic nihilism than by optimistically overwhelming his patients with well‐intentioned polypharmacy. The latter course is the easier to follow because it gives more immediate satisfaction to the patient, his family and indeed to the doctor himself. All are able to feel cosily that it is clear that the doctor is doing all he can, which usually means a great deal more than is wise. Habitual polypharmacy is sure to blur the outline of rational thought which should precede the use of any drug, and both doctor and patient will be the worse for this »1
la polypharmacie habituelle
la polypharmacie banalisée

 

HALFWAY TECHNOLOGIES Critères de substitution
* coined by Lewis Thomas2
technologies intermédiaires

 

HALL OF SHAME Ethics
* for ghostwriting, marketing techniques, harassment, pharmas-co-dependence, etc.
temple de l’infamie

 

HARD ENDPOINT Méthodologie
hard outcome (measure)
= criteria that is measurable objectively and unequivocally; based on objective data, not subject to errors of interpretation or of measurement, to opinion or subjective observation, such as death or some other seerious explicit clinical event3
* Death overall, for example, is a hard outcome or endpoint, as well as Coronary or Cerebrovascular Death - The opposite is soft endpoint or soft outcome measure
critère d’évaluation robuste / solide
critère de jugement dur emprunt
Voir aussi SOFT OUTCOME

= critère mesurable objectivement et sans équivoque (e.g. le décès); basé sur des données objectives, non sujettes à des erreurs d’interprétation ou de mesure, non basées sur des opinions ou observations subjectives
* En
approche pragmatique il doit aussi être cliniquement significatif, pertinent. Opposé à critère mou, emprunt de soft endpoint, faute de mieux4

 

HARM Pharmacovigilance
tort
= conséquence nuisible d’un traitement médicamenteux
N.d.T. antonyme de
bénéfice, bienfait, avantage

 

HARMFUL INCIDENT Pharmacovigilance - Matériovigilance
incident préjudiciable

 

HARMONIZATION Glissements sémantiques
1. Generally : Making methods, procedures, regulations, criteria uniform
harmonisation
= Uniformisation des méthodes, procédures, règlements, critères

2. In pharma-speak : harmonization of international standards and criteria by the pharmaceutical industry, usually to the lowest standard, leaving greatest discretion to companies5
* What society understands of these terms is abused and used by marketing strategists and propagandists. This isn't just a case of misrepresenting the original intent of a word or phrase, but also of how our language is ripped off6
harmonisation
= Dans la bouche des industriels : mondialisation des normes et critères à leur plus bas niveau d’exigence de qualité

 

HAZARD Statistique
risque instantané

 

HAZARD FUNCTION Statistique
fonction de risque instantané

 

HAZARD RATIO Statistique
rapport des risques instantanés
* c’est une valeur relative, contrairement à une médiane qui est une valeur absolue. Son intérêt tient du fait que dans une courbe de survie il reflète l’ampleur de l’effet sur toute la durée du suivi

 

HEAD-TO-HEAD COMPARISON Méthodologie – Essais
comparaison face-à-face
= comparaison d’un nouveau médicament à un médicament de référence,
après avoir démontré que le nouveau médicament était supérieur au placébo
* on peut aussi faire cette comparaison en même temps que celle au placébo en utilisant trois groupes : expérimental, comparateur, placébo

* les essais de
non-infériorité commandités par les promoteurs sont trop souvent de validité douteuse, tant par le choix du comparateur – qui doit être le meilleur produit à sa posologie optimale - que par celui de la différence admise (marge de non-infériorité, delta en jargon statistique)
Voir aussi PRIORITY TRIAL

 

HEAD-TO-HEAD TRIAL Méthodologie - Essais
essai contre comparateur actif; essai face-à-face

 

HEADS OF MEDICINES AGENCIES (EU) Agences
Directeurs des agences du médicament
* forment le Groupe de coordination des agences nationales du médicament dans l’Union européenne (UE)

 

HEALTH 2.0
* One definitions is :
= The use of social software and light-weight tools to promote collaboration between patients, their caregivers, medical professionals, and other stakeholders in health

* Another definition is :
= A new concept of health care wherein all the constituents (patients, physicians, providers, and payers) focus on health care value (outcomes/price) and use disruptive innovation as the catalyst for increasing access, decreasing cost, and improving the quality of health care7
Santé 2.0
* le concept est intéressant mais attention à l’infiltration ouverte ou sournoise des promoteurs de produits de santé

 

HEALTH ACTION INTERNATIONAL ; HAI
= independent, global network working to increase access to essential medicines and improve their rational use through research excellence and evidence based advocacy8
Health Action International
= réseau international indépendant d’organisations, personnes, professionnels, patients, consommateurs voués à
a) la promotion de l’accès aux médicaments essentiels (notamment au tiers monde), et
b) l’usage rationnel des médicaments, en promouvant la rigueur en science clinique.
* On y dénonce notamment l’indifférence et la cupidité des pharmaceutiques envers les pays sous-développés

 

HEALTH ACTION INTERNATIONAL EUROPE; HAI Europe
* Supports consumer and patient rights to independent, relevant, unbiased and comparative information about health, medicines and treatment, is a non-profit, growing, European network of consumers, public interest NGOs, health care providers, academics, media and individuals with 25 years experience in representing the voice of civil society, the poor and the marginalised in medicines policy debates. It is composed of members from Europe and North America (and sometimes beyond) and a core staff in the regional coordinating office based in Amsterdam (NL). Importantly, HAI Europe is part of the global HAI network
Health Action International Europe
* Fait la promotion du droit des consommateurs et des patients à une information santé impartiale et comparative quant à la santé, aux médicaments et aux soins

 

HEALTH ADJUSTED LIFE EXPECTANCY; HALE Épidémiologie
espérance de vie ajustée en fonction de la santé; EVAS

 

HEALTH ALERT Santé publique
alerte sanitaire

 

HEALTH ASTRO-TURFING Promotion
health front group; fake health grassroot organization

= type of health advocacy in support of a corporate agenda disguised as a grassroot movement; an organization that purports to represent one agenda while in reality it serves some other interest whose sponsorship is hidden or rarely mentioned, typically, a corporate or government sponsor. It is increasingly used by pharmas in social medias, using false doctors and false patients
* Consumer Powerhouse is described as one example of entrepreneurial policy making with better links to corporations and think-tanks than to bona-fide consumer associations while presenting itself as the voice of consumers9
faux militantisme-citoyen en santé
= imitation de militantisme citoyen pour la santé, au profit de corporations ou gouvernements; faux mouvement de promotion de la santé; fausse organisation de la base
Voir aussi GRASSROOT ORGANIZATION

N.d.T.
Astroturfing est d’origine étatsunienne: d’une part grassroot désigne littéralement gazon et racine et signifie par extension populaire, de la base, citoyen; d’autre part la première marque de tapis en imitation de gazon dans les grands stades sportifs étatsuniens se nommait Astro Turf

 

HEALTH AUTHORITY Règlementation
autorité(s) de santé

 

HEALTH BY NUMBERS Critères de substitution – Traitement intensif
« Well funded campaigns urge the public to know their numbers, and professionals are rewarded for treating to target. Yet the grand assumption underpinning this approach that helping a person’s numbers will automatically improve their health is a delusion as dangerous as it is seductive »10
« Now people feel remiss if they dont
know their numbers, weight over height, waist size, cholesterolemia, glycemia, blood pressure, bone density, testosteronemia, PSA… »
normes de santé chiffrées
« Maintenant les gens se sentent négligeants d’ignorer leurs chiffres de masse corporelle, tour de taille, cholestérolémie, glycémie, tension artérielle, densité osseuse, testostéronémie, PSA… »

 

HEALTH CANADA : FINDINGS OF THE AUDITOR GENERAL IN 2011 (CA) Agence
a) The Department does not take timely action in its regulatory activities, with the exception of its review of two types of drug submissions. In particular, the Department is slow to assess potential safety issues. It can take more than two years to complete an assessment of potential safety issues and to provide Canadians with new safety information

b) The Department received 4,400 drug submissions in 2009 and 2010. It has put in place processes and procedures to ensure that its drug reviews are consistent and high quality. However, it has not assessed whether these processes and procedures have been consistently interpreted and applied across its four review bureaus

c) Health Canada does not disclose information on drug submissions that it has rejected or information on the status of the drugs it has approved with conditions. In addition, the Department has not acted on its long-standing commitment to disclose more information about clinical trials it has authorized. This increases the risk that Canadians may be unaware of new treatment options or may unknowingly participate in an unauthorized trial

d) Health Canada’s conflict-of-interest guidelines and Code of Conduct are consistent with government policy on conflict of interest. However, unlike another major regulator of pharmaceutical drugs and some federal departments that have developed conflict-of-interest requirements for specific work assignments, the Department has not determined what measures are necessary for its COI review activities11
Santé Canada : Constatations de la Vérificatrice générale en 2011
* Ce bureau équivaut un peu au General Accountability Office ou GOA (ÉU), à la Cour des comptes (FR)

a) Le Ministère ne procède pas, en temps opportun, à ses activités de réglementation, sauf en ce qui concerne la revue de deux types de présentations de nouveaux médicaments. En particulier, il tarde à évaluer les problèmes potentiels concernant l’innocuité des médicaments. En effet, il peut prendre plus de deux ans pour terminer l’évaluation de ce type de problèmes et communiquer à la population de nouveaux renseignements sur l’innocuité des médicaments visés

b) Le Ministère a reçu 4 400 présentations de médicaments en 2009 et en 2010. Il a mis en place des processus et des procédures pour veiller à ce que l’examen des médicaments soit effectué sous le signe de l’uniformité et de la qualité. Il n’a cependant pas vérifié si ses quatre bureaux d’évaluation avaient interprété et mis en œuvre de la même façon ces processus et procédures

c) Santé Canada ne divulgue pas d’information sur les présentations de médicaments qu’il a rejetées, ni sur l’avancement des présentations qu’il a approuvées sous réserve. De plus, le Ministère n’a pas donné suite à l’engagement de longue date qu’il a pris de divulguer plus d’information sur les essais cliniques autorisés. Ce manque augmente le risque que les Canadiens ne soient pas informés de l’existence de nouveaux traitements ou qu’ils participent sans le savoir à un essai non autorisé

d) Les lignes directrices sur les conflits d’intérêts et le code de conduite de Santé Canada sont conformes à la politique du gouvernement sur les conflits d’intérêts. Cependant, contrairement à un autre important organisme de réglementation des médicaments et à certains ministères fédéraux qui ont fixé des exigences particulières en matière de conflits d’intérêts pour certaines activités professionnelles, le Ministère n’a pas déterminé les mesures qu’il devrait prendre dans le cadre de ses activités d’évaluation12

 

HEALTH CANADA AND DRUG SAFETY Agence
la pharmacovigilance à Santé Canada
« Notre système de surveillance des médicaments fait pitié. Entre ce qu’on a, et rien du tout, c’est à peu près pareil. Au Canada, on compte sur les signaux générés ailleurs. Si des pays qui ont des bons systèmes voient un médicament en train de tuer des gens et le retirent du marché, on fait la même chose »13

 

HEALTH CANADA FINGERED BY AUDITOR GENERAL Agences
« 4.115 In summary, we examined key Health Canada responsibilities involving timeliness, consistency, transparency, conflict of interest, and risk-based post-market activities. We found that the Department has not adequately fulfilled most of these key responsibilities related to clinical trials, submission reviews [New Drug Application Dossiers] and post-market activities for pharmaceutical drugs. »14
Santé Canada montrée du doigt par la vérificatrice générale
« 4.115 En résumé, nous avons examiné les principales responsabilités de Santé Canada quant à la réalisation d’activités en temps opportun, de manière uniforme et transparente, à la gestion des conflits d’intérêts et aux activités post-commercialisation axées sur les risques. Nous avons constaté que Santé Canada n’avait pas assumé de manière adéquate la plupart de ses principales responsabilités liées aux essais cliniques, à l’examen des présentations [dossiers d’évaluation clinique pré-AMM] de médicaments et aux activités post-commercialisation visant les médicaments »15

 

HEALTH CANADA WEAKNESSES Agences
Voir aussi HEALTH CANADA FINGERED BY AUDITOR GENERAL
“The Health Directorate is also responsible at the departmental level for managing the program of support to Canadian exporters of health care products and services and providing assistance in attracting foreign investment. Departmental involvement in export and foreign investment promotion and initiatives is relatively recent. It is a product of the realization that investment in health is beneficial to the Canadian economy and part of the understanding in our Department that Health Canada is not only a regulatory body, but also needs to be an ally of the Canadian business community [sic]”16

“The Food and Drugs Act theoretically gives
Health Canada considerable authority in dealing with safety issues but there are also significant limitations in the legislation. Furthermore, the priorities of Health Canada are skewed in favour of rapid approval of new drugs at the expense of the post-marketing pharmaco-surveillance system as judged by how much money and many personnel are allocated to each activity. Health Canada has explicitly rejected developing quantitative standards for evaluating its postmarketing pharmacosurveillance system

… In addition to lacking standards in this area,
it does not monitor whether or not its communications to professionals and the public have had the desired effect in terms of changing the way that drugs are prescribed and used. Health Canada continues to treat safety information that companies submit as confidential business information. What safety information it does release is insufficient to allow an adequate independent assessment of a drug’s safety...

Progressive licensing is a new regulatory model that would allow
Health Canada to retain control over a drug throughout the product's entire lifecycle. In its initial incarnation progressive licensing would have actually further strengthened Health Canada’s reliance on the industry for information and would have worked to enhance regulatory secrecy17

“[Canada should] make
 prescription drug manufacturers operate in a more transparent way and hold them accountable for adverse side effects by amending the 1985 Food and Drugs Act so they face criminal charges for withholding results from clinical trials about the dangerous side effects of a prescription drug when seeking a Drug Identification Number (DIN) from Health Canada, and for making fraudulent claims about efficacy and safety in, for example, ghostwritten articles published in peer-reviewed medical journals”18

« In the past Health Canada has adopted the language of the drug industry for any changes they make to drug regulation, or attempted changes. Our fear has been that by adopting Big Pharma language they are buying into the industry methods, for example :

a) Risk Management (patients get the risk, they get the management),
b) Progressive Licensing (an excuse for lowering the safety bar at approvals and conducting post-market surveillance that never happens after approval),
c) Smart Regulation (less regulation) and the latest:
d) Modernization »19 
faiblesses de l’Agence canadienne du médicament

 

HEALTH CARE AS A PUBLIC SERVICE Politique de santé
« The reigning ideologues in Washington… do not believe that society, through the mechanisms of democratic government, has a moral obligation to provide care for the sick, food for the hungry, shelter for the homeless, and education for all… They believe that taxes are a species of theft »20
les soins de santé : un service public

 

HEALTH CARE FACILITY
health care etablishment / institution
établissement de santé / de soins / de soins de santé

 

HEALTH CARE OBSERVATORY Politique de santé
observatoire des soins de santé

 

HEALTH CARE OBSERVER Politique de santé
observateur des soins de santé

 

HEALTH CARE PROVIDER Pratique
prestataire / fournisseur / dispensateur de soins

 

HEALTH CARER Pratique
soignant

 

HEALTH CONDITION
1. Of a patient, a sick person
clinical state
« The patient is in critical health condition following surgery »
état de santé
condition clinique emprunt
* d’un patient, d’une personne malade

2. Of a healthy person
physical condition
« Only young men in top
physical condition are recruited for piloting jet fighters »
état de santé
condition physique emprunt
* d’une personne bien-portante, saine, en bonne santé

3. Of a population
health status
« The
health status of the socially advantaged is enviable »
état de santé

 

HEALTH DETERMINANTS : THE SEEES Prévention
* The best ones are genetics + the four SEEES from infancy to old age; genetics are uncontrollable while SEEES are influenced mainly by where one is born, by political decisions, and secondarily by individual behavior 
« Health disparities, also known as health inequities, are systematic and potentially remediable differences in one or more aspects of health across population groups defined socially, economically, demographically, or geographically »21
déterminants de la santé : le SEEES
Voir aussi SOCIAL, ECONOMICAL, EDUCATIONAL AND ENVIRONMENTAL STATUS

* Les meilleurs déterminants sont la génétique + le SEEES de l’enfance à la vieillesse ; SEEES désigne le
Statut économique, environnemental, éducationnel et social - Ces quatre statuts dont déterminés surtout par le lieu de naissance et les décisions politiques, et secondairement par le comportement individuel et l’accès aux soins de premier recours. Ils sont plus importants, pour assurer une bonne santé, que l’accès à des soins médicaux de haute technicité. Ils déterminent une bonne part des habitudes de vie (lifestyles), puisque tabagisme, obésité, malbouffe, sédentarisme et stress sont plus fréquents chez les pauvres, en particulier chez les femmes pauvres

 

HEALTH DETERMINANTS IN WOMEN SEEES - Prévention
déterminants de la santé chez les femmes
« Pour affecter de manière positive et significative la santé des femmes à l’échelle nationale, il faudrait surtout agir sur les déterminants de la santé les plus importants, en commençant par le niveau de revenu, les réseaux de soutien social, l’éducation, les conditions de travail et les environnements sociaux et physiques…

Ce fait, résultat des études indépendantes en santé,22 est incommodant pour Stephen Harper (premier ministre, CA) et ses acolytes néolibéraux puisqu’il confirme le non-sens d’une position gouvernementale qui consiste à se désengager sur le plan social et sanitaire tout en enjoignant aux femmes d’autogérer leur santé et de continuer de porter à bout de bras un système de santé en tant que pourvoyeuses de soins peu ou pas rémunérées »23

 

HEALTH ECONOMICS Économie
économie de la santé

 

HEALTH INDUSTRIES OUT OF CONTROL : A Primer from A to Z - (Traduction libre du titre du livre)
Jean-Claude St-Onge. Montréal : Écosociété; 2006 - 240 pages
Les dérives de l’industrie de la santé :
Petit abcédaire – (Livre)

 

HEALTH INDUSTRY PEOPLE
= health industry spokespersons or executives
industriels de la santé

 

HEALTH INFORMATION Promotion ou Information ?
« Health information in the hands of industry: the threat is growing … Promotion under the pretence of health information »
« Relevant Health Information for Empowered Citizens »

information sur la santé; information-santé
« L’information-santé aux mains des firmes: la menace grandit24… Promotion sous forme de faux-semblants d’information-santé25»
« Une information-santé pertinente pour des citoyens responsables »
26
« Le
Cambridge University Informed Patient Project est financièrement soutenu par Johnson & Johnson »27

 

HEALTH INFORMATION TECHNOLOGY GLITCHES Informatisation
pépins des technologies de l’information en santé

 

HEALTH LITERACY Déterminant de la santé
* Low health literacy was associated with higher all-cause mortality28
littératie en santé
* fait partie du SEEES, déterminant principal de la santé

 

HEALTH MAINTENANCE ORGANIZATION; HMO (USA) Assurance santé
for-profit health insurance company
organisation / prestataire de soins intégrés (à but lucratif)
= type d’assurance-santé privée liant par contrat les assurés avec des médecins et des hôpitaux désignés par chaque firme (ÉU). Ce système coute plus cher qu’une assurance-santé publique, à cause des frais administratifs, des occasions de fraude de la part des médecins ou des pharmaceutiques, etc. en plus de restreindre la liberté de choix des assurés et de souvent leur refuser des remboursements sous prétexte de ‘condition préexistente’ ou de ‘soins non couverts’

 

HEALTH METRICS Prévention
health goals / targets29
« Meeting several cardiovascular health metrics leads to better health, such as not smoking, avoiding sedentarity, eating a Mediterranean diet… » but that is not what Big Pharma has in mind when using the term…
normes de santé chiffrées
= cibles (mesurables) à atteindre dans le contrôle des facteurs de risque
* en pharmaco-prévention sponsorisée par l’industrie, les cibles sont une tension, une glycémie, un cholestérol normalisés à l’extrême … quand ce n’est pas une humeur, une performance…

« Atteindre plusieurs cibles en prévention cardiovasculaire mène à une meilleure santé; comme éviter le tabagisme, bouger plus, manger Méditerranéen… » mais est trop souvent absent de l’agenda des ‘pourvoyeurs de pilules’ (
drug pushers) en pharmaco-prévention

 

HEALTH NUMERACY Éducation
numératie en santé
* Cette habileté est un complément de la numératie générale et de la numératie en santé. Comprendre la signification d’un NST, d’un NNH, ou distinguer un risque relatif d’un risque absolu, font partie de la numératie en santé pour un prescripteur; comme le fait de comprendre la posologie d’un médicament d’ordonnance présentée verbalement ou par écrit, pour un consommateur

 

HEALTH OUTCOME Analyse
résultat clinique
* d’une intervention médicale individuelle (e.g. angioplastie) ou collective (e.g. vaccination de masse)

 

HEALTH PLANS : PRIVATE OR PUBLIC ? Régime de soins – Économie de la santé
private versus public (single payer) health plan

« Universal Health Service has averaged 29% returns on investment… Health Maintenance Organizations (HMOs) may try to keep 15% of every health dollar they collect, while larger disbursement organizations like Medicare or the Canadian governmental health care plans, only retain 3-6% for overhead… The direct diversion of health-insurance dollars may easily exceed 25% if you include executive perks, agent costs, marketing, administration, subcontractors, investment and legal counsel, dividends, extra employees to deal with insurance paperwork, and so on…

Health care was ambushed, weakened, distracted and seduced by escalating monetary demands and turf battles. An uncontrolled, irresponsible, socially divisive escalation of health care costs culminated in our modern unaffordable health care extravaganza… Privatization rarely provides the greatest good to the greatest number (USA) »30
régimes de soins : privés ou publics ?
« Les autorités québécoises actuelles tolèrent de plus en plus d'infractions aux principes et lois fondamentaux qui permettent l'existence d'un système public de santé. La marchandisation grandissante de la santé au Québec est actuellement (2012) l'un des enjeux de société les plus fondamentaux »31

 

HEALTH POLICY AND LOBBYING (USA) Politique de santé – Relationnistes coporatifs
« Health policy in the US has become an insiders' game. Unless it is redirected to reflect patients' and the public's health, facilitated by the knowledge of unbiased clinical and policy experts rather than corporate public relations, expect our efforts at health care reform to just increase health care dysfunction. Physicians, public health advocates, whatever unbiased health policy experts remain must educate the public about how health policy has been turned into a corporate sandbox. We must try to somehow activate the public to call for health care policy of the people, by the people, and for the people »32

"We see the incredible influence of the special interests, particularly pharma, here in Washington, that keeps people who cannot — that have to make a choice between eating and medicine… So what you're about to see is the reason for the cynicism that people have for the way we do things in Washington. Pharma, one of the most powerful lobbies in Washington, will exert its influence again at the expense of average, low income Americans who, again, will have to choose between medication and eating"33
« Big Pharma is in the White House »

politique de santé et démarchage (ÉU)

 

HEALTH POLICY EXECUTIVE Politique de santé
décideur politico-sanitaire

 

HEALTH POLICY REFORMS NEEDED (FR)
réformes nécessaires de la politique sanitaire
* Début 2012, le collectif de médecins français Formindep demande à son prochain gouvernement d’améliorer la transparence et l’indépendance de notre système de santé pour réduire le risque sanitaire lié aux influences industrielles et commerciales :

a) la
transparence de l’information et des liens d’intérêts des acteurs de santé
b) l’
indépendance de l’expertise et l’impartialité des décisions d’ordre sanitaire par les autorités, les soignants
c) la
protection des lanceurs d’alerte

d)
La remise en question des actions de santé publique qui ne reposent pas sur des données fiables, influencées par des conflits d’intérêts, et susceptibles de nuire à la qualité de l’information et des soins (comme le dépistage systématique du cancer du sein par mammographie)
e) Une protection renforcée contre l’
intrusion des intérêts industriels et commerciaux dans l’Ansm ex-Afssaps, et contre la mainmise des firmes sur l’Agence européenne du médicament (EMA)

 

HEALTH PRODUCT Pharmacie
produit de santé
produit à finalité sanitaire

 

HEALTH PRODUCT ADVERSE REACTION Vigilance
effet indésirable associé à un produit de santé
* médicament, vaccin, dispositif, complément alimentaire, plante médicinale…

 

HEALTH PRODUCT AGENCY Règlementation
agence des produits de santé

 

HEALTH PRODUCT EVALUATION AND SAFETY Règlementation
évaluation et sécurité des produits de santé

 

HEALTH PROFESSIONAL ADVERTISING Promotion
publicité aux professionnels de santé
publicité professionnelle
* par opposition à la publicité directe au public

 

HEALTH PROFESSIONAL Pratique
professionnel de santé / du soin

 

HEALTH RESEARCH POLICY Politique de recherche
politique de recherche en santé

 

HEALTH SAFETY ALERT Pharmacovigilance
alerte de sécurité sanitaire

 

HEALTH SAFETY INFORMATION Pharmacovigilance
information de sécurité sanitaire

 

HEALTH TECHNOLOGIES Produits de santé
technologies de (la) santé

 

HEALTH TECHNOLOGY ASSESSMENT
évaluation des technologies de la santé

 

HEALTH WATCH Épidémiologie
veille sanitaire

 

HEALTH, AT WHAT COST ? (Traduction libre du titre du livre)
La santé à quel prix ? Pour un système de soins efficace et solidaire - Livre
Oscar Grosjean. Charleroi (BE): Couleur Livres; 2005 - 144 pages

 

HEALTH, WHERE WILL IT STOP ? (Traduction libre du titre du livre)
Santé, jusqu’où irons-nous ? Fabriquer des patients pour tuer la Sécu - Livre
Oscar Grosjean. Charleroi (BE): Couleur Livres; 2010 - 118 pages34

 

HEALTHCARE
soins de santé

 

HEALTHCARE CONDITIONS’ REALITY
réalité des situations
de soins
réalité des conditions de soins emprunt

 

HEALTHCARE ERRORS
erreurs liées aux soins

 

HEALTHCARE ERRORS Iatrogénie
erreurs liées aux soins
erreurs iatrogènes
N.d.T. iatrogène s’applique soit uniquement aux effets nocifs des soins prodigués par les médecins, soit à ceux résultant de toutes les formes de soins (hospitaliers, pharmaceutiques, sanitaires…)

 

HEALTHCARE STAKEHOLDERS Pratique
healthcare players
acteurs de soins

 

HEALTHISM BY NUMBERS Idéologie
Voir aussi BIOLOGICAL HEALTHISM
santéisme biologique par normes chiffrées

 

HEALTHISM Idéologie
* coined by Crawford in 1980
Voir aussi BIOLOGICAL HEALTHISM

santéisme
« Ce néologisme américain désigne la mise de la santé en tête des valeurs et préoccupations sociales, une idéologie qui repose sur la promesse que l’absence de maladie grave et le maintien d’une grande vigueur physique et intellectuelle sont aujourd’hui possibles à condition d’agir selon les préceptes hygiénistes. Elle rend compte de la place de plus en plus considérable prise par la médicalisation sociale, à travers l’extension de la compétence médicale. La médicalisation progresse par la sensibilité croissante quant aux écarts à la norme, la normalité se traduisant par la santé35» 

« Le santéisme amène l’individu à sacrifier à la perspective d’une amélioration de sa santé les valeurs les plus profondes de sa vie
36» * Il donne un statut social à celui qui est en pleine forme grâce au suivi de préceptes. C’est le santéisme clinique, à distinguer du santéisme biologique fondé sur la poursuite d’un bilan biologique parfait

« On a vu se développer une idéologie de la santé qui promeut la santé et en fait une obligation morale, condamnant les comportements anti-santé
37 »
* La dérive de la prévention vers les santéismes clinique et biologique, puis vers l’hygiénisme forcé, est farcie de conflits d’intérêts et oublie que les 4 principaux déterminants de la santé sont les statuts économique, environnemental et éducationnel et social (SEEES)

 

HEALTHY CLIENT Pratique
client bien-portant

 

HEALTHY LIFESTYLES SEEES – Déterminants de la santé
saines habitudes de vie

 

HEALTHY SKEPTICISM Critique de la promotion trompeuse
= international not-for-profit organization whose stated aim is to improve health by reducing harm from misleading drug promotion, founded by Australian general practitioner Peter Mansfield38. No Free Lunch has merged in (2011). A remarkable site, superbly and thoroughly documented
Healthy Skepticism
N.d.T. : healthy a ici un double sens, pronant un sain septicisme à l’égard de la publicité trompeuse, pour demeurer une personne saine

 

HEALTHY SKEPTICISM AIMS Dénonciation de la promotion
1. Improving health by reducing harm from inappropriate, misleading or unethical marketing of health products or services, especially misleading pharmaceutical promotion
2. Investigating and communicating about marketing practices
3. Promoting healthy skepticism about marketing practices via advocacy, research and education

4. Developing, supporting and evaluating initiatives to reduce harmful marketing practices, including reform of regulations and incentives
5. Developing, implementing and evaluating educational strategies to improve health care decision making, including evaluation of drug promotion

6. Supporting compassionate, appropriate, sustainable, evidence-based health care, provided according to need, for optimal health outcomes
7. Providing practical opportunities to advance the aims of Healthy Skepticism Inc.39
objectifs de Healthy Skepticism
1. Améliorer la santé en réduisant les méfaits causés par le marketing inapproprié, trompeur ou contraire à l’éthique, des produits ou des services de santé et de soins, et en particulier les méfaits induits par une promotion pharmaceutique trompeuse
2. Mettre en évidence et faire connaître les différentes pratiques de marketing

3. Promouvoir un esprit critique (healthy skepticism, littéralement sain scepticisme) face aux pratiques de marketing,  par la recherche, la sensibilisation et l’éducation du public et des professionnels de santé
4. Développer, encourager et évaluer les initiatives visant à réduire les pratiques promotionnelles nuisibles, y compris en oeuvrant pour la réforme de certaines réglementations et incitations

5. Développer, appliquer et évaluer les stratégies éducatives en vue d’améliorer les décisions portant sur la santé et les soins, ce qui inclut l’évaluation critique de la promotion pharmaceutique
6. Promouvoir un système de soins de santé approprié, durable et fondé sur des preuves scientifiques.  Un système de soins qui serait aussi plus humain et répondrait à la fois aux besoins de la population et à la recherche de résultats optimaux en santé
7. Offrir des opportunités pratiques permettant de faire avancer les objectifs de Healthy Skepticism

 

HEALTHY SOCIETY: How a focus on health can revive Canadian democracy - Livre
Ryan Meili.
Saskatoon (CA) : Purich Publishing ; 201240 - Prefaced by Roy Romanow

« Dr Meili argues, in
A Healthy Society, that health delivery too often focuses on treatment of immediate causes and ignores more fundamental conditions that lead to poor health. Income, education, employment, housing, the wider environment, and social supports » - The author practiced family medicine in downtown Saskatoon, rural Saskatchewan and Mozambique, and now praises the four SEEES as major health determinants
Un société saine : Comment la valorisation de la santé peut ranimer la démocratie canadienne (Traduction libre du titre du livre)

 

HEALTHY USER EFFECT Méthodologie – Essais
effet de l’utilisateur sain

 

HEART ATTACK Langage courant
= acute myocardial infarction
crise cardiaque
= infarctus aigu du myocarde
* Certains médicaments sont utilisés pour les prévenir ou les traiter. D’autres ont pour effet indésirable d’en augmenter le risque, le Vioxx™ à titre d’exemple

 

HEART FAILURE : A Critical Inquiry into American Medicine and the Revolution in Heart Care - Livre - Cholestérol
Thomas J Moore. New York : Random House ; 1989 – 308 pages
Voir aussi THE CHOLESTEROL MYTH

« Thomas J. Moore's book has all the intrigue of a good thriller: a conspiracy theory, dangerous drugs, forced behavior modification and the threat of death. There's no spy in his work, a nonfictional investigation of heart care. But its lengthy section on a national obsession—cholesterol—has become more controversial than any international whodunit. Armed with four years of research, he challenges conventional medical thinking by claiming that reducing cholesterol levels is difficult with diet, risky with drugs—and may not even do much to lower the risk of a heart attack…

The anticholesterol movement, he further charges, is mainly the result of a coalition between an elite group of doctors, government health officials and the drug companies that contribute to cholesterol research...

‘They've oversold the role of cholesterol as if it were the only cause of heart attacks,’ he insists. The heart of the cholesterol controversy lies in how you crunch the numbers. When Moore, who has training in statistical analysis, looks at the figures from the major cholesterol studies, he sees ‘millions of dollars spent putting thousands of people on special diets and drugs, but with little significant reduction in cholesterol levels—or deaths from heart attacks’…

What makes Moore's blood boil are two fundamental National Cholesterol Education Program recommendations, affecting about a third of the adult population. First, that everyone with serum-cholesterol levels of 240 milligrams or more be treated with a restricted diet or cholesterol-lowering drugs or both. Second, that people with cholesterol counts between 200 and 239 milligrams be considered for treatment if two other risk factors (including smoking, obesity, diabetes, high blood pressure or a family history of heart disease) exist.

Casting the net so wide, Moore says, ‘results in the treatment of millions of people who will show little gain from it.’ He is particularly concerned about the side effects of cholesterol-lowering drugs »
41
La dérive des soins cardiaques : Une enquête critique de la médecine américaine et de la révolution des soins cardiaques (Traduction libre du titre du livre)

 

HEMOLYTIC TRANSFUSION REACTION Hémovigilance - EIM
réaction hémolytique post transfusionnelle

 

HEMOVIGILANCE Hémovigilance
blood products safety monitoring
hémovigilance
= surveillance structurée des évènements ou effets graves ou inattendus dans la chaîne transfusionnelle des produits sanguins, chez les donneurs comme chez les receveurs, incluant le suivi épidémiologique des donneurs
* fait partie des vigilances sanitaires spéciales / appliquées, au même titre que la vaccinovigilance, la matériovigilance, la biovigilance, etc.

 

HEPARIN IN MEDICAL ACUTE ILLNESS : NO LIVES SAVED
« The use of enoxaparin plus elastic stockings with graduated compression, as compared with elastic stockings with graduated compression alone, was not associated with a reduction in the
rate of death from any cause among hospitalized, acutely ill medical patients »42
l’héparine dans les affections médicales aiguës : pas de vies sauvées
* Un autre dogme qui prend l’eau43 - Noter qu’il ne s’agit pas de patients en chirurgie entrainant l’immobilisation des membres inférieurs

 

HEPATITIS B TREATMENT Pharmacothérapie
“A National Institutes of Health (NIH) consensus conference on hepatitis B found in 2008 no conclusive evidence that treatments reduced the risk of liver disease or death44
traitement de l’hépatite B

 

HEPATOCELLULAR INJURY Hépatovigilance
* characterised by an ALT/AP value over 5
lésion hépatocellulaire

 

HERBAL MEDICINE
plante médicinale
médicament à base de plantes
N.d.T.
herbe médicinale est un emprunt à éviter

 

HERBAL MEDICINE SAFETY MONITORING Phytovigilance
phytovigilance
phytovigilance

 

HIGH PRESCRIBER OF NEW PRODUCTS Révision d’utilisation – Ordonnance irrrationnelle
high writer of new products
gros prescripteur de nouveaux produits / de nouveautés
« Je me fais un devoir de ne jamais être ni le premier ni le dernier à prescrire un médicament »45 
* les plus prescripteurs sont pourchassés et courtisés par les visiteurs médicaux pour leur offrir des invitations, des conférences, des formations, des congrès, des échantilons, des articles à signer, des tirés-à-part, des participations aux essais cliniques…

 

HIGH PRESCRIBERS : SOCIETAL CONSEQUENCES Politique du médicament
conséquences sociétales des plus prescripteurs
/ des gros prescripteurs

« Par leur prescription inconsidérée de médicaments surpayés, financés par les citoyens soit directement, soit indirectement, aussi par tous les mécanismes de réduction d’impôt sous prétexte de ‘recherche’,
les médecins sont aujourd’hui des agents essentiels de la perversion moderne qui consiste, aux antipodes du seul choix qui puisse fonder une démocratie, à rançonner les plus pauvres au bénéfice des plus riches »46 

 

HIGH SENSITIVITY C-REACTIVE PROTEIN; hs-CRP Critère de sélection - Essais
* used as a debatable selection criterion in the infamous JUPITER trial of rosuvastatin (Crestor™)
protéine C-réactive à mesure sensible;
PCRms
N.d.T. protéine C-réactive ultrasensible est un anglicisme car ce n’est pas la protéine qui est sensible, mais sa méthode de mesure
* Utilisée, sans réel fondement scientifique, pour sélectionner les participants au controversé et fortement biaisé essai clinique Jupiter portant sur la rosuvastatine (Crestor™) chez des aînés non coronariens; les résultats sont très beaux mais sont-ils vrais?

 

HIGH TECHNOLOGY MEDICINE Pratique
hi-tech medicine
médecine de haute technicité

 

HIGH WRITER Ordonnance rationnelle
* Voir HIGH PRESCRIBER OF NEW PRODUCTS

 

HIGH-QUALITY PRESCRIBING Ordonnance rationnelle
(la) prescription de haut niveau

 

HIP FRACTURE PREVENTION, HORMONAL REPLACEMENT THERAPY (HRT) AND NNTs Prévention
prévention des fractures de la hanche, hormonothérapie de remplacement et Nombre de sujets à traiter (NST)
* Dans le Women’s Health Initiative (WHI) – l’étude de référence sur l’hormonothérapie à la ménopause - on trouve que les consommatrices d’hormones de substitution réduisent de 0,05% le taux annuel absolu de fractures, puisque le taux est de 0,15% chez les femmes témoins et de 0,10% sous HTR

La réciproque de 0,05% est 2 000. Donc le NST annualisé est de 2 000 femmes-année traitées, d’où 1 999 ne retirent aucune protection contre cette fracture.
47 Recommander cette indication serait irraisonnable, mais plusieurs instances médicales, certaines en conflits d’intérets, l’ont fait avec conviction et persistance durant des années même après les constatations du WHI

Si un médecin voit une patiente ayant par exemple la moitié du risque des femmes du projet WHI, il doit doubler le NST et le porter à 4 000 patientes-année pour obtenir un tel bénéfice. Prescrire avec cet objectif en tête serait irraisonnable. Si par contre on traite une patiente sédentaire, de 80 ans, de faible poids, avec 4 fractures vertébrales symptomatiques, et que l’on estime que son risque est 20 fois plus élevé que celui des femmes du WHI, le NST doit être divisé par 20 et devient 2 000 / 20 = 100 patientes-année. La décision doit être comprise et partagée par la patiente, car 99 femmes-années seront traitées sans bénéfice

 

HIPPOCRATES KINGDOM Éthique
« There is something rotten in the Kingdom of Hippocrates »
Royaume d’Hippocrate
« Il y a quelque chose de pourri au Royaume d’Hippocrate »48

 

HIRSUTISM Dermatovigilance
hirsutisme
= pousse de poils terminaux en zones androgénodépendantes d’une femme
* il peut être médicamenteux : danazol, androgènes, stéroïdes anabolisants, gel de testotérone cutané du partenaire (transmission par contact)

 

HISTORICAL AIM OF REGULATION: PREVENT REPEAT DRUG DISASTERS Règlementation
« Sulfanilamide Elixir, USA 1938 - Thalidomide, 1959-1961 - DES (diethylstilbestrol), 1948-1970 Vioxx™ (rofecoxib), 1999-2004 Mediator™ (benfluorex), 2009 »49, Tambocor™ and Encaid™ (flecainide and encainide), 1989-92 - Enterovioform™ (clioquinol), 1959-73
l’objectif historique de la règlementation : prévenir la répétition de catastrophes médicamenteuses

 

HISTORY OF MEDICINE Formation
« 
Unfortunately the history of medicine is chequered with hopes that have turned out to be dashed and even caused harm »50
* Its not suprising that history of medicine is not thought in medical school ; after the Dark Ages, its been two steps forward (technological) and one step backward (clinical). The best examples are found in psychiatry and in pharmaco-prevention
histoire de la médecine

 

HOME CARE PROVIDER Pratique
prestataire de (services de) soins à domicile

 

HOMEOPATHY Pratique
« Homeopathic consultations but not homeopathic remedies are associated with clinically relevant benefits for patients with active but relatively stable rheumatoid arthritis», conclude the authors of an article titled : Homeopathy has clinical benefits in rheumatoid arthritis patients that are attributable to the consultation process but not the homeopathic remedy: a randomized controlled clinical trial51
« Homeopathy and Astrology Consultations » is posted outside a clinic in Portugal... at least the message is honest and truthful
homéopathie
« La consultation homéopathique, non pas ses produits, est associée à des améliorations cliniques tangibles dans l’arthrite rhumatoïde en phase active mais relativement stable »
* cette opinion témoigne de l’importance de la relation thérapeutique, principale composante de l’effet placebo
« Consultations en homéopathie et astrologie » est inscrit devant une clinique au Portugal, nous rapporte un lecteur de
la revue Prescrire et dont la réaction est : ‘Ça a le mérite de la franchise’52

 

HOODWINCKED META-ANALYSITS Analyse critique
Voir OSELTAMIVIR CRITICAL ANALYSIS
méta-analystes bernés

 

HORMONE REPLACEMENT THERAPY AND BREAST CANCER Ménopause - Médicalisation
HRT and breast cancer
traitement hormonal de substitution (THS) et cancer du sein
* Selon l’essai dit Whi (Women’s Health Initiative), le NNH annualisé pour le cancer du sein était de 1 250 femmes-années chez les consommatrices ménopausées sous TSH. Entre 2001 et 2004, à la suite de ces observations du Whi, la consommation a fortement baissé aux ÉU et l’incidence annuelle du cancer du sein a diminué de 8,6%
53

 

HORMONE REPLACEMENT THERAPY; HRT
hormonothérapie de remplacement; HTR; hormonothérapie substitutive
traitement hormonal de substitution; THS

 

HORMONE REPLACEMENT THERAPY: BENEFITS FROM STOPPING Déchallenge collectif positif
hormonothérapie de remplacement: les bénéfices de la cessation
« L’étude Health Outcomes After Stopping Conjugated Equine Estrogens Among Postmenopausal Women With Prior Hysterectomy (Conséquences sur la santé de l’arrêt de la prise d’œstrogènes équins conjugués chez les femmes ménopausées ayant subi une hystérectomie), menée sur une période de 15 ans, est la plus grande étude ayant évalué les conséquences sur la santé de la prise d’œstrogènes équins conjugués chez les femmes ménopausées…

Les chercheurs ont notamment observé une absence d’effet sur le risque de maladie coronarienne et une diminution maintenue du risque de cancer du sein après l’arrêt du traitement chez les femmes ménopausées ayant subi une hystérectomie et traitées par œstrogènes équins conjugués pendant une période médiane de 5,9 ans…

Le suivi de ces femmes s’est échelonné sur 10,7 ans. Les auteurs ont aussi noté une diminution de l’incidence du cancer du sein invasif après l’arrêt du traitement. Une absence d’augmentation du risque de maladie coronarienne, l’un des principaux critères d’évaluation de l’essai dit Whi, a aussi été observée après l’arrêt du traitement. Les taux d’AVC et de thrombœmbolie veineuse, qui avaient augmenté pendant la période de traitement, ont décliné après l’arrêt du traitement »54 

* quand un EIM diminue de fréquence dans une population après l’arrêt du produit suspect, on parle de déchallenge collectif positif

 

HOSPITAL DISCHARGE PHARMACEUTICAL COUNSELLING Pharmacie
conseil pharmaceutique lors du congé hospitalier

 

HOSPITAL DISCHARGE Pratique
sortie de l’hôpital
; congé hospitalier
* cette étape comporte un risque de transmission d’informations médicales et pharmaceutiques au médecin traitant qui assurera la continuité des soins. D’où l’utilité d’une
conciliation médicamenteuse

 

HOSPITAL ONLY DRUG Pharmacie - Statut
1. hospital use-only drug
médicament (réservé) à usage hospitalier / à prescription hospitalière

2. hospital-only initial prescription drug
médicament à prescription initiale hospitalière

 

HOSPITAL STAY PROLONGATION Pharmacoéconomie - Pharmacovigilance
inpatient hospital stay
prolongation de séjour hospitalier
* peut résulter d’un EIM ; ces prolongements sont très couteux, et servent aux pharmaco-économistes de critères d’évaluation des dépenses reliées aux EIM
*Quand un EIM conduit à une prolongation de séjour hospitalier, il est considéré grave (serious) ; on devrait aussi ajouter l’intensification des soins hospitaliers, comme passer d’un service de gériatrie à une unité de soins intensifs

 

HOSPITALIZATION DATABASE Épidémiologie
registre / base de données d’hospitalisation; base de données hospitalières

 

HOT FLUSHES EIM
hot flashes
bouffées de chaleur; bouffées vasomotrices

 

HOUSE OF COMMONS HEALTH COMMITTEE : THE INFLUENCE OF THE PHARMACEUTICAL INDUSTRY (UK) Lobbying
London (UK) : Stationary Office; 200555
Commission parlementaire sur la Santé : L’influence de l’industrie pharmaceutique (RU) – (Traduction libre du titre du document)
Londres (RU): Imprimeur officiel; 2005
* Important document pour quiconque s’intéresse à la pharmacologie sociale, un classique parmi les rapports du genre

 

HOW DEPRESSION HAS BECOME AN EPIDEMIC (Traduction libre du titre du livre)
Comment la dépression est devenue une épidémie Livre
Philippe Pignarre. Paris: La Découverte; 2001 - 150 pages

* L’auteur, qui a travaillé 17 ans dans l’industrie pharmaceutique, cofonda la maison d’édition
Les Empêcheurs de penser en rond et fut chargé de cours à Paris-VIII. Son message a précédé celui de Robert Whitaker dans Anatomy of an Epidemic

« Le nombre de personnes souffrant de dépression en France et dans les pays occidentaux a été multiplié par 7 en 10 ans : c’est comme une épidémie… Les psychiatres, se détournant de la psychanalyse, ont opté pour la psychiarie biologique : l’origine de la dépression ne serait pas dans le psychisme du patient, mais dans ses nurones. C’est cette hypothèse fragile, paradoxalement, qui est à l’origine de l’épidémie »

 

HOW NORMAL BEHAVIOR BECAME A SICKNESS Livre – DSM 5
Christopher Lane. New Haven CT : Yale University Press; 2007 – 263 pages
Comment la psychiatrie et l’industrie pharmaceutique ont médicalisé nos émotions - Livre traduit (par François Boisivon)
Christopher Lane. Paris : Flammarion; 2009 - 384 pages
* une dénonciation en règle du dérapage de la nosologie psychiatrique

 

HUMAN EPIDERMAL GROWTH FACTOR RECEPTOR 2; HER2 Biomarqueur de réponse
récepteur 2 du facteur de croissance transmembranaire humain

 

HUMAN EQUIVALENT DOSE ; HED Phase I
dose équivalente chez l’humain
* inspirée de la dose sans effect nocif observé chez l’animal
MAXIMUM RECOMMENDED STARTING DOSE ; MRSD
Essais de Phase I
« The MRSD for the first human clinical trial is derived from the no-observed adverse effect levels (NOAELs) in the most appropriate species, conversion of NOAELs to human equivalent doses (HED), and application of a safety factor. Pre-clinical toxicology studies will generate basically three types of findings that can be used to determine the NOAEL:

a) overt toxicity, e.g
., clinical signs, macro- and microscopic lesions,
b) surrogate markers of toxicity, e.g., serum liver enzyme levels, and
c) exaggerated pharmacodynamic effects

The HED shall be estimated with the NOAEL estimated in the most relevant species. Alternatively, in the absence of data on species relevance, the most appropriate species for deriving the MRSD is the most sensitive species, e.g., the species with the lowest HED. Several factors could influence the choice of the most appropriate species »
56
dose de départ maximale recommandée

 

HUMAN PAPILLOMAVIRUS Facteur de risque - Vaccinologie
Voir aussi DEADLY CLINICAL TRIALS IN DEVELOPING COUNTRIES et BAITING AND SWITCHING
virus du papillome humain

 

HUMAN PHARMACOLOGY Science appliquée
pharmacologie humaine
* elle est à visée explicative, aussi dite pharmacologie fondamentale chez l’humain. Ainsi on peut étudier des récepteurs ou des cibles, avant la mise au point de médicaments pouvant les stimuler ou les inhiber. On peut aussi utiliser des médicaments pour améliorer les connaissances en physiologie humaine

 

HUMANIZED MONOCLONAL ANTIBODY Classe de médicament
humanized MAB
anticorps monoclonal humanisé
= obtenu en remplaçant les souris par l’expression phagique, évitant durant le soutien à la production en laboratoire, le contact avec un organisme antigénique
* le premier fut l’adalimumab (Humira™) inventé par Sir Greg Winter et vendu à
AstraZeneca

 

HUSBANDRY OF MEDICAL KNOWLEDGE Épistémologie
production du savoir médical

 

HYPE Promotion
« Hype surrounding Viagra™ launch was successful »
battage promotionnel / médiatique
« Le battage médiatique entourant le lancement du Viagra™ fut un succès »

 

HYPE AND BRIBE DRUG PROMOTION Promotion
promotion pharmaceutique par battage médiatique et corruption
promotion pharmaceutique par publicité et pots-de-vin

 

HYPERACTIVE BLADDER DRUG Médicalisation
overactive bladder drug
médicament contre l’hyperactivité vésicale
= nouveau nom façonné de l’incontinence urinaire, introduit pour justifier la commercialisation de produits plutôt inutiles ou mal tolérés

 

HYPERSENSITIVY REACTION Allergovigilance
réaction d’hypersensibilité
« Réaction pathologique faisant suite à la mise en contact avec une substance se comportant comme un antigène ; elle relève d’un mécanisme immunitaire »57

 

HYPERTENSION CRITERIA IN TRIAL PROTOCOLS Seuils pathologiques de variables physiologiques
critères d’hypertension dans les protocoles d’essais
* Les protocoles d’essais cliniques de phase III impliquent parfois le recrutement d’hypertendus. On remarque de plus en plus une liberté d’interprétation des commanditaires à propos des seuils biologiques considérés risqués de dépasser dans la sélection des patients participants. Par exemple si des diabétiques sont prévus, un protocole pourra stipuler que la tension cible d’un antihypertenseur à évaluer est de 120/80 mm Hg ou moins, ce qui implique que 125/85 serait un facteur de risque à traiter impérativement…

Par contre dans un autre protocole, parfois du même promoteur, mais ne portant pas sur l’étude d’un antihypertenseur, on peut tout aussi bien lire que la TA est considérée mal contrôlée seulement si elle atteint ou dépasse 165/95. Ce qui implique que 160/90 pourrait représenter un contrôle suffisant et permettrait au chercheur de ne pas exclure ces patients. On ne peut s’empêcher de penser que
des sponsors choisissent ces seuils en fonction de leur intérêt

 

HYPERTENSION DIAGNOSTIC TRESHOLD Sémiologie – Dépistage
« Hypertension was defined as an average systolic BP ≥140 mmHg or an average diastolic BP ≥90 mmHg based on the average of up to three BP measurements, or currently using BP-lowering medication… The overall prevalence of hypertension among U.S. adults aged ≥18 years in 2003−2010 was 30.4% »58 - If the Centers for Disease Control (USA) had used a treshold of 160 / 95, results would have been different
seuil diagnostique de l’hypertension
* en 1960 une diastolique de 130 mmHg se situait à la limite supérieure de la normalité statistique et 55 mmHg à la limite inférieure. Dans les années 1990 le seuil hypertensif fut abaissé à 160 / 95 mmHg par consensus. En 1999 l’Organisation mondiale de la santé et la Société internationale d’hypertension (dont les comités ad hoc avaient des liens avec l’industrie) abaissait – par extrapolation arbitraire – le seuil à 140 / 90...

Aujourd’hui plusieurs médecins et organismes indépendants – qui pensent par eux-mêmes – fixent le seuil diagnostique à 160 / 95 lors de 2 à 3 visites en cabinet chez des sujets à faible risque cardiovasculaire et à 140 / 80 chez des sujets à haut risque (diabète avéré; AVC)
59, seuils qui peuvent servir d’indication d’un traitement antihypertenseur parce qu’il existe des données démontrant un certain bénéfice quant aux complications associées à ce facteur de risque, tels que AVC, coronaropathie, insuffisance cardiaque...

Abaisser la tension, c’est agir sur un critère intermédiaire, c’est un effet physiologique. Mais un traitement ne se justifie que s’il exerce un bénéfice clinique, c.a.d. réduit le risque annuel de complications si cette réduction est assez fréquente pour justifier les EIM biologiques et psychologiques et les couts directs et indirects

 

HYPERTENSION IN LONG TERM CARE UNITS
l’hypertension dans les unités de soins de longue durée
« Il y a peu de place pour le traitement de l’hypertension bénigne en USLD, et notamment dans la démence avancée (quelle qu’en soit la cause) ou lorsque l’espérance de vie de qualité est minime, voire négative. Une tension artérielle trop abaissée artificiellement n’est pas bonne pour la fonction rénale de qui que ce soit…

Croire qu’il faille s’efforcer d’atteindre des niveaux cibles de 120/80 chez tous les diabétiques de type 2, relève d’une hypothèse non prouvée.60 Faire manger un régime sans sel pour abaisser la tension relève de la cruauté mentale, la qualité de la nourriture étant déjà trop souvent à la limite de l’acceptable dans ces institutions, quand elle n’est pas franchement mauvaise; la vie ne sera pas prolongée et la dépression rôdera autour de la chambre du malheureux »61

 

HYPERTENSION PHARMACOTHERAPY FOR MILD FORMS IN PRIMARY PREVENTION Médicalisation – Médicamentation – Acharnement préventif

« Treatment for 4 to 5 years with antihypertensive drugs as compared to placebo in 7,080 participants did not reduce
a)
total mortality (RR 0.85, 95% CI 0.63, 1.15).
b)
coronary heart disease (RR 1.12, 95% CI 0.80, 1.57),
c)
stroke (RR 0.51, 95% CI 0.24, 1.08), or
d)
total cardiovascular events (RR 0.97, 95% CI 0.72, 1.32)

Antihypertensive drugs used in the treatment of adults (primary prevention) with mild hypertension (systolic BP 140-159 mmHg and/or diastolic BP 90-99 mmHg) have
not been shown to reduce mortality or morbidity in RCTs. Treatment caused 9% of patients to discontinue treatment due to adverse effects » according to a 2012 Cochrane review62

« A new study is turning decades of medical dogma on its head. A panel of independent experts reports this week that drugs used to treat mild cases of high blood pressure have not been shown to reduce heart attacks, strokes, or overall deaths. Most of the 68 million patients in the United States with high blood pressure have mild, or Stage 1, hypertension, defined as a systolic (top number) value of 140-159 or a diastolic (bottom number) value of 90-99…

The new review suggests that many patients with hypertension are overtreated—they are subjected to the possible harms of drug treatment without any benefit.  The study was conducted by the widely respected Cochrane Collaboration, which provides independent analyses of medical data. The ‘independent’ part is important: The panelists who conducted the analysis don’t take money from drug companies »63

« Individuals with mildly elevated blood pressures, but no previous cardiovascular events, make up the majority of those considered for and receiving antihypertensive therapy. The decision to treat this population has important consequences for both the patients (e.g. adverse drug effects, lifetime of drug therapy, cost of treatment, etc.) and any third party payer (e.g. high cost of drugs, physician services, laboratory tests, etc.) ...

In this review, existing evidence comparing the health outcomes between treated and untreated individuals are summarized. Available data from the limited number of available trials and participants showed no difference between treated and untreated individuals in heart attack, stroke, and death. About 9% of patients treated with drugs discontinued treatment due to adverse effects »
64
pharmacothérapie de l’hypertension bénigne en prévention primaire
* une synthèse Cochrane indépendante parue en 2012 conlue à la futilité de la pharmacothérapie antihypertensive en prévention primaire chez les personnes dont la tension ne dépasse pas 160mmHg de systolique. Cette conclusion diverge des recommandations plus agressives des instances médicales et universitaires étatsuniennes et canadiennes

 

HYPERTRICHOSIS Dermatovigilance
hypertrichose

* elle peut être médicamenteuse : minoxidil, ciclosporine, phénytoïne,
pénicillamide, corticoïdes, anabolisants, progestatifs, œstroprogestatifs, streptomycine…

 

HYPOGLYCEMICS IN LONG TERM CARE UNITS Acharnement préventif
hypoglycémiants en unités de soins de longue durée
« Il y a peu de place pour le traitement intensif de l’hyperglycémie. On évitera les nouveaux hypoglycémiants – qualifiés à tort d’antidiabétiques, car ils n’ont pas été prouvés capables d’en prévenir les complications. Notamment dans les formes bénignes de type 2. L’un de ces nouveaux produits vient justement, bien que tardivement, d’être banni en Europe le 23.9.2010; il s’agit de la rosiglitazone (Avendia™) soupçonnée d’augmenter – au lieu de réduire - les risques cardiovasculaires...

On se limitera dans les cas sévères aux antidiabétiques oraux qui ont eu le temps d’être génériqués, comme la metformine, recourant à l’insuline dans les cas très sévères; tout en se fixant des objectifs raisonnables et non stricts quant au taux désirable de la glycémie ou de l’hémoglobine glyquée, témoin plus stable qu’une glycémie à jeun ponctuelle. On évitera également d’imposer des glycémies capillaires aux patients sous hypoglycémiants oraux à doses stables; sauf si on suspecte une hypoglycémie, 4 à 6 dosages par année de l’hémoglobine glyquée devraient suffire.

Ces glycémies à répétition, plusieurs fois par semaine, voire plusieurs fois par jour, coûtent cher en plus d’être inutiles et d’induire un état ‘d’insécurité glycémique’ dont on pourrait se passer »65

 

HYPOLIPIDEMIC’S BURDEN OF HOSPITAL CARE Pharmacovigilance - Pharmacoéconomie
“Antilipemics account for 0,6% (n = 12 600) of ADR diagnoses made in inpatients stays and 0,8% (n = 8 100) of those made in emergency visits, in US hospitals in 200866
fardeau hospitalier des hypolipidémiants
* on peut raisonnablement extrapoler que la même année au Canada, 10 fois moins peuplé, il y aurait eu 1 260 hospitalisations et 810 visites aux urgences menant au diagnostic d’EIM par hypolipidémiant

 

HYPOTHESIS GENERATING SAFETY SIGNAL Pharmacovigilance
signal de pharmacovigilance générateur d’hypothèse

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Avertissement

Le contenu de cet ouvrage n’est en aucun cas destiné à servir de recommandation ou de guide de pratique clinique.

Index alphabétique


Notes

 

1 DR Laurence. Clinical Pharmacology. London (UK) : 1966

2 Thomas L. The technology of medicine. In: The Lives of a Cell. New York, NY: Viking Press; 1974:31–36.

3 http://www.groupetraduction.ca/documents/Vol18No22007.pdf

4 Pharmaterm. http://www.groupetraduction.ca/documents/Vol18No22007.pdf

5 John Abramson

6 Colleen Fuller

7 Scott Shreeve, cited in http://en.wikipedia.org/wiki/Health_2.0

8 www.haiweb.org

9 Wendy Armstrong, communication

10 Ray Moynihan. BMJ 2011 op. cit.

11 http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/English/parl_oag_201111_04_e_35936.html

12 http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_oag_201111_04_f_35936.html

13 Jacques Lelorier. www.professionsante.ca - L’Actualité médicale (Montréal) 6.10.2010 page 39

14 Regulating Pharmaceutical Drugs. http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/English/parl_oag_201111_04_e_35936.html#hd3d

15 Section 4.115, automne 2011 - http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_oag_201111_04_f_35936.html#hd3d

16 Ed Aiston. Health Canada, International Health Business Opportunities Conference, Calgary, October 29, 1997

17 Joel Lexchin. Int J Risk Safety Medicine 2010;22(1) online March 15, http://iospress.metapress.com/content/p24k7q5885p46648/

18 David Carmichael. http://www.healthpromotionparty.ca/, News Release 1.3.2010

19 Terence Young 2012, communication

20 New York 2003 ; June 9 – page 39, quoted by Arndt von Hippel

21 Starfield, Gérvas, Mangin. Annu. Rev. Public Health 2012 ; 33: 89

22 Rapport sur les déterminants sociaux de la santé de l’OMS en 2008

23 Geneviève Rail 2012, sur http://www.ledevoir.com/politique/canada/348561/sante-des-femmes

24 Prescrire 2006;26(278):863

25 Prescrire 2007;27(280) :149

26 Déclaration conjointe : ISDB, HAI Europe, AIM, BEUC, Collectif Europe et Médicament - 3.10.2006

27 Prescrire 2006 ; 26(278) : 863

28 Bostock S & Steptoe A. BMJ 2012 ; 344: e1602

29 Yang Q et al. JAMA 2012;307(12):doi:10.1001/jama.2012.33

30 Arndt von Hippel

31 Cory Verbauwhede, pour Médecins québécois pour un régime public (MQRP)

32 http://hcrenewal.blogspot.ca/2012/03/head-of-lobbying-firm-with-health-care.html

33 Republican Senator John McCain, 2012 - http://thehill.com/blogs/floor-action/senate/229405-senate-defeats-mccain-amendment-on-canadian-pharmacies

34 Biron P. http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2012/06/05/sante-jusqu-ou-irons-nous-entrevue-virtuelle-avec-oscar-gro.html

35 http://www.erudit.org/revue/rs/2006/v47/n2/014202ar.html

36 Alain Froment. Prescrire 2000;20(205) :310-12

37 Anne Gilet, cite par Jean-Paul Schneck. Prescrire 2010 ;30(324) :792

38 http://www.healthyskepticism.org/global/

40 http://www.ryanmeili.ca/page12.html

41 Farrell & Castelli. 1989 ; 32(20) - Site http://www.people.com/people/archive/article/0,,20115928,00.html

42 Kakkar AK et al. NEJM 2011; 365(26): 2464

43 Mikael Rabaeus, communication

44 NIH Consensus Development Conference Management of Hepatitis B, Final statement 2008. http://consensus.nih.gov/2008/hepb.htm, cité par Ray Moynihan

45 Jean Levasseur, communication

46 Marc Girard, cité sur http://www.centpapiers.com/medicaments-dangereux-a-qui-la-faute/67105

47 Barratt et coll. CMAJ 2005;172(5) : p 613

48 Marc Girard, cité sur http://www.centpapiers.com/medicaments-dangereux-a-qui-la-faute/67105

49 Barbara Mintzes, communication 2011

50 David LeCouteur (AU) 2012

51 Brien S et al., Rheumatology (Oxford) 13.11.2010 Nov 13, online http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21076131

52 Élie Arié. Prescrire 2006; 26(274): 554

53 Prescrire 2008 ;28(302) :908

54 Profession Santé, novembre 2011

55 http://www.parliament.the-stationery-office.co.uk/pa/cm200405/cmselect/cmhealth/42/42.pdf

56 Sellers & Du Souich. http://www.iuphar.org/pdf/hum_40.pdf

57 HAS Site http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_671889/certification-des-lap

58 http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/mm61e0904a1.htm

59 Prescrire. 2006;26(278) :842

60 Vos E, Rose C, Biron P. Blood Pressure Drugs have no Mortality Benefit in Diabetic Patients. Letter in Can J Cardiol 2009;25(10):594-5

61 Biron P. http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2011/08/23/la-pharmaco-prevention-dans-les-unites-de-soins-de-longue-du.html

62 Diao D, Wright JM, Cundiff DK, Gueyffier F. Pharmacotherapy for mild hypertension. Cochrane Database of Systematic Reviews 2012, Issue 8.

63 Jeanne Lenzer. BMJ 2012; 345: e5511 and http://www.slate.com/articles/health_and_science/medical_examiner/2012/08/blood_pressure_drugs_for_mild_hypertension_not_proven_to_prevent_heart_attacks_strokes_or_early_death.html

64 http://summaries.cochrane.org/CD006742/benefits-of-antihypertensive-drugs-for-mild-hypertension-are-unclear

65 Biron P. http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2011/08/23/la-pharmaco-prevention-dans-les-unites-de-soins-de-longue-du.html

66 H-CUP, http://www.hcup-us.ahrq.gov/reports/statbriefs/sb109.pdf